Il est grand temps, sans phrases ampoulées et formules rédhibitoires, de vous annoncer que, en effet, le concert du 3 novembre, au Hameau Z’Art de Payerne sera le dernier… tout court. Il ne faut jamais dire jamais, bien entendu (je ne suis pas Charles Aznavour et consort, je n’en ai ni le talent ni la carrière…). Mais une chose est sure: il n’y aura plus de « nouvel album », ni de « nouvelles chansons » qui paraîtront à l’avenir. Je décroche. Rideau, les zaminches. Je me range des bécanes. Mais tout va bien!
L’énergie que j’ai mis dans l’élaboration de 4 albums distribués dans toute la Suisse romande (dans quelques années, l’exagération et la prétention me feront dire « dans le monde entier ») ressemble à celle d’un Mario ou d’un Zelda en fin de 3ème monde: la barre se vide. Mais que de beaux moments, avec vous, bien entendu, mais aussi (et peut-être surtout) avec les musiciens et techniciens et artistes qui m’ont accompagné, soutenu, épaulé, bluffé, passionné, aimé, détesté et qui ont fait de mes petites chansons de petites oeuvres à part entière dont je suis si fier aujourd’hui. Ces prochaines semaines seront l’occasion pour moi de saluer et remercier ici, ou sur mon groupe, toutes ces personnes qui comptent tant pour moi, et qui laisseront leur empreinte plus qu’aucun autre.
Pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en concert (et c’est pas faute d’avoir essayé de vous inviter à venir…), tantpis. « A nos actes manqués » dirait l’autre (la chanson est plus jolie que la réalité qui se cache derrière). Pour ceux qui viendront le 3 novembre: on va se marrer et je vais essayer, une dernière fois, de ne pas vous décevoir.
Je continue, plus que jamais, à faire de la musique. Plus mes chansons, plus mes compositions. Mais j’apprends. Je joue pour ma femme, pour mes fils, pour ma gueule. Et je crois que j’aime ça. Je serai peut-être en concert privé, de ci de là, ou dans des salles qui auraient l’idée saugrenue d’inviter un mecton qui n’a rien écrit depuis des années… Qui sait, rien n’est jamais terminé définitivement.
Que je vous manque à l’avenir ou que vous n’en ayez rien à taper (je comprends les 2 parfaitement;-)), je vous dis à bientôt, à Payerne, ailleurs, peu importe.
Bisous
Eric